Auteur : Philippe Castelneau

  • Comme nous sommes

    Comme nous sommes aujourd’hui. Meurtris. Usés. Rouillés.

    L’avenir semblait radieux, pourtant, le monde une promesse.

    Et si le monde nous a été livré, nous avons vu son vrai visage. Un monde impitoyable, où on ne retient pas les coups.

    Notre jeunesse a passé. Le temps a laissé ses marques. Nos blessures sont nombreuses, profondes, mais nous nous dressons encore. Meurtris, oui. Usés, certes. Sonnés, peut-être, mais prêts à en découdre. Encore debout, et pour l’heure, invaincus.

  • J’écris du point de vue du rêve

     

    J’écris sur l’amour du point de vue du rêve, de magnifiques petits mondes perdus dans un bain de vapeur, un oeil toujours sur la mélodie et l’autre tenant à distance une humeur maussade

    ton corps cristallise des fragments de solitudes
    tu sembles incroyablement calme, pourtant,
    les nuits comme celle-ci
    une promesse dans les moments d’incertitude

    un torrent d’émotions nous embrase,
    passions aux éclats mystérieux,
    nous sommes tous un peu meurtris par la vie
    mais le bruit à l’intérieur de nos têtes se noie dans la perte de soi

  • L’arbre du silence

    Confiné, certes, mais je travaille toujours. La librairie est fermée, cependant nous proposons le retrait des commandes en magasin. Si vous habitez Montpellier ou pas loin, que vous chercher un livre, c’est par ici pour commander.


    En ce moment, le matin, des travaux d’élagage ralentissent la circulation. Alors, quand je suis à l’arrêt, j’en profite pour regarder ce paysage familier que je ne vois pourtant d’habitude qu’en passant, en vision périphérique. J’en prends rapidement une ou deux photos, puis, la fenêtre ouverte, je profite de l’étrange silence d’une route sans voiture.

    La vision des arbres m’apaise. L’arbre du silence porte les fruits de la paix, dit un proverbe arabe.


    L’Amérique vote aujourd’hui. Ce pays que j’ai tant aimé n’en finit plus de se déchirer. JD Barnes, photographe, documente l’époque. « On dit qu’une photo vaut 1000 mots. J’espère que mes photos sont comme des dissertations écrites », dit-il. Complètement autodidacte (il dit avoir tout appris par la pratique et les tutos glanés sur YouTube), il a commencé comme mannequin, mais n’ayant pas les moyens de se payer un photographe pour constituer son book, il s’achète un appareil bas de gamme et réalise lui-même ses photos. Il perd l’usage d’un œil à la suite d’une infection, et abandonne alors le mannequinat pour se consacrer à la photo de mode, dans laquelle il excelle. 

    Mais il brille aussi dans la photo de rue, et chacun de ses clichés est d’une justesse incroyable.

    Je suis toujours à la recherche du bon moment pour déclencher l’obturateur de mon appareil. Quelque chose qui aura un impact et qui racontera l’histoire. Il faut simplement être prêt quand les choses prennent tout à coup vie.

    Au cours des derniers mois, il est sorti presque chaque jour pour documenter les manifestations. Sans fausse modestie, il a conscience de la puissance de ses photos : 

    Ces images iront potentiellement dans les livres d’histoire, lorsqu’on racontera les évènements de 2020. Vous pouvez sentir l’émotion, l’énergie présente dans ces moments-là. C’est mon but avec la photographie : je veux que le spectateur ressente quelque chose. Et s’il ne ressent rien quand il regarde vos photos, c’est, je crois, que vous n’êtes pas un bon photographe.

    Truth be told: JD Barnes knows the power of a single shot : l’article au complet est à lire là (en anglais).


    Dans la dernière itération de mon infolettre, j’ai proposé une nouvelle fantastique. Si vous n’êtes pas abonné, vous avez cependant la possibilité de la lire en ligne ici. N’hésitez pas à me dire ce que vous en pensez.

  • Halloween ! Halloween !

     THIS IS HALLOWEEN ! (Danny Elfman)

    Boys and girls of every age
    Wouldn’t you like to see something strange?

    Come with us and you will see
    This, our town of Halloween

    This is Halloween, this is Halloween
    Pumpkins scream in the dead of night

    (…)

    In this town we call home
    Everyone hail to the pumpkin song