Signe n° 3 – Sens obligatoire ?
Une photo par jour : #140
Il parait bien esquinté, mais c’est l’angle que j’ai choisi pour la prise de vue qui accentue cet effet. Il reste tout à fait lisible aux automobilistes qui arrivent devant, fort heureusement !
Auteur : Philippe Castelneau
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Signe n°3
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Signe n°1
Signe n° 1 – sens interdit
Une photo par jour : #138
Aujourd’hui, et pour toute cette semaine, je me suis fixé une thématique pour le projet 365 : les signes qui nous entourent. Je vais essayer de jouer à la fois sur le côté graphique inhérent aux symboles représentés, et tenter d’avoir pour chacun une approche originale.
Rendez-vous dimanche pour le bilan ! -
Ecrit à la main
Depuis février 2011, je m’astreins à un rythme de travail plus ou moins régulier : je me lève entre 6 h et 7 h le matin, et je travaille au moins une heure sur un texte. C’est ainsi que j’ai écrit mon roman, votre profil plaît déjà beaucoup, et la plupart des textes et articles publiés sur mon blog. C’est un moment unique et pour moi très précieux : je suis seul devant le jour qui se lève, seul devant une page blanche ou l’écran vierge de mon ordinateur. Je suis seul avec moi-même. Disponible, enfin.
Bien entendu, il y a des jours plus productifs que d’autres, mais l’important, c’est de se donner un rituel, et essayer de ne pas se laisser détourner. Mon MacBook air, formidable outil d’écriture s’il en est (batterie inusable, poids plume, démarrage au quart de tour) — couplé à OmmWriter, toujours mon traitement de texte favori, et à Dropbox pour les sauvegardes partout accessibles —, est à la fois mon plus fidèle allié et source de dispersion. Rien n’est plus tentant en effet que de vérifier ses mails, d’aller faire un tour sur le site du Monde, ou jeter un œil sur les réseaux sociaux.
Tout cela contribue aussi bien sûr au processus d’écriture : je n’imagine pas écrire sans cette connexion au monde, sans lire et voir, sans donner à lire ou à voir, échanger, découvrir, sentir ce monde qui bouge, ce monde sans cesse fluctuant que pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, il nous est donné de percevoir en un clin d’œil dans sa globalité.
Mais parfois aussi, tout cela vient parasiter mon dialogue intérieur au lieu de le nourrir, et il m’arrive certains jours de couper le WiFi de l’ordinateur pour m’obliger à me recentrer sur mon texte.
Parfois encore, j’éprouve le besoin de revenir à l’encre et au papier, et j’écris au stylo-plume sur des feuilles volantes, que j’annote et rature avant de les reporter ensuite au propre sur l’ordinateur. C’est un rituel plus ancien encore qui ressurgit ainsi, qui procède d’une autre écriture, peut-être. David Bosman en parlait ces jours-ci sur son blog, et je partage assez bien son point de vue.
Je me rends compte que j’ai beaucoup de projets en cours, et de ce fait, je n’en ai plus : je me disperse, je n’écris plus.
Il y a des choses importantes qui ont lieu : la parution du roman chez Numeriklivres est une fabuleuse aventure ; l’atelier d’écriture avec François Bon, qui chaque semaine ouvre des possibilités d’écritures incroyables qui viennent nourrir tout mon travail, débouchera c’est certain sur un nouveau livre ; un autre projet encore, un scénario de bande dessinée dont je ne peux encore trop parler. Et puis cette autre chose qui me trotte dans la tête. C’est beaucoup, déjà, et pourtant je fourmille sans arrêt de nouvelles idées que je note pour plus tard. Et pourtant, je ressens profondément le besoin de me recentrer. De m’en tenir à ce que je viens d’énoncer et d’essayer de ne plus me disperser.
Et demain, je m’attèlerai vraiment — enfin ! — à cette autre chose dont je parlais à l’instant. J’ai une histoire, des notes, un titre : le blues de Ben E. Smith. J’ai l’envie, et j’ai un bloc de papier et de l’encre dans mon stylo. Et ce texte qui s’écrit, il s’écrit à la main.



