Auteur : Philippe Castelneau

  • L’appel de Londres, disponible en avant-première pour les abonnés publie.net

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    Abonnés publie.net, Accédez en avant-première à L’appel de Londres. Accédez également aux ressources bonus autour du livre : lectures par Guillaume Vissac et Matthieu Hervé, mise en musique par Lilac Flame Son, galerie photos, playlist et vidéos.

    Présentation du livre par l’éditeur :
    L’appel de Londres est à la fois géographique et musical : au prétexte d’une visite de quelques jours, Philippe Castelneau élabore un journal de ses déambulations londoniennes. Mais les villes que l’on arpente sont, comme souvent, nappées de souvenirs, et l’écriture se mélange aux récits de l’enfance, de l’adolescence, au saut dans le vide de l’âge adulte. À l’instar d’un certain Docteur bien connu des amateurs de séries télé britanniques, Philippe Castelneau sonde le temps et l’espace, invoque Dylan Thomas et Sid Vicious, croise Alan Moore et les Beatles, se souvient d’Oscar Wilde et des Smiths. La ville elle-même est une errance : arpenter Londres et c’est Tokyo qu’on revoit, c’est Paris qu’on respire, Manchester qu’on fredonne. Philippe Castelneau s’approprie les codes de Publie.rock et se sert à son tour de la musique et de la culture pop comme d’une langue pour se raconter lui, en creux, avec pudeur et élégance, dans un voyage sincère, vivant.

    Le livre sortira le 29 mai en numérique, fin juin au format papier.

  • Alan Moore – La voix du feu (Éd. ActuSF)

    S’il est bien connu (et reconnu) comme scénariste de bande dessinée, on sait moins qu’Alan Moore est aussi l’auteur d’une poignée de nouvelles et d’un roman, La voix du feu, fort bien traduit chez nous par Patrick Marcel en 2008 dans la défunte collection Interstices des éditions Calmann-Levy, qui sort enfin en poche ces jours-ci chez ActuSF. On trouvera, sur le site de l’éditeur, une très intéressante interview du traducteur sur son travail.

    Dans ce livre ambitieux, Moore entend retracer l’histoire de Northampton, sa ville natale, depuis l’aube de l’humanité jusqu’à nos jours. Plus qu’un roman, il s’agit plutôt ici d’un collage de nouvelles, qui toutes se situent à un moment historique différent, mais en un même lieu, chacune apportant une strate supplémentaire à l’histoire.
    Si le livre ne tient pas toutes ses promesses, le récit est souvent captivant et, en passant au roman, Alan Moore a su préserver la musicalité si particulière de sa prose.
    La dernière partie du livre est tout spécialement intéressante puisque c’est Moore lui-même qui en est le personnage principal. Il nous invite ainsi à le suivre tout au long d’une journée, décrivant ses lieux de prédilection, ses amis, son travail.
    Il évoque aussi, de manière à la fois pudique et très intime, sa pratique de la magie, qu’il lie de façon tout à fait inextricable à son activité d’auteur. Ce sont là quelques-unes des plus belles et fascinantes pages de l’ouvrage.

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    Le rituel est simple, en son genre, prévu seulement comme un point focal, une plate-forme conceptuelle où se tenir, au coeur des tourbillons et des glissements de ce terrain illusoire : des serpents imaginaires sont placés aux points cardinaux, en protection contre les pièges mentaux que symbolisent ces directions majeures, tandis qu’appel est fait en même temps à des vertus tout aussi symboliques. En ce domaine l’idée est la monnaie unique, et toutes les idées sont des idées réelles. Un langage pesant est engendré et utilisé pour arrimer ces images comme des bouées de repère à l’intérieur de l’esprit. Cette incantation et le roman progressent ensemble vers le silence prégnant, suspendu, de leur culmination. Voilà comment on fait les choses ici, et comment on les a toujours faites.
    Vin, fleurs de la passion et autres substances de la terre. Formes peintes avec les doigts tordus en l’air. Des gestes dérangés, bien entendu, mais après tout, le dérangement est le but recherché. Exprime le désir en termes à la fois lucides et transparents. Ecris-le, de crainte qu’il ne soit oublié quand le spasme frappera. Maintenant, au creux de l’estomac, le fourmillement d’extases horribles qui approchent. Un nom prononcé, un appel lancé, et puis le silence. Échec. Rien ne se passe et soudain, l’élan d’autre chose. Soudaine déperdition de chaleur, et convulsion. Parcours précipité, visage blême, d’une échelle de grenier transformée en escalier d’Escher, ne parvenant à atteindre l’ultraviolet de la salle de bains éclairée au néon qu’au moment où le venin remonte pour se déverser dans la porcelaine béante.

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  • Pensée pour mon père

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    Le 2 mai 2015, mon père aurait eu 91 ans. À San Remo, face à la mer, je regarde l’horizon. En face, invisibles à l’œil nu, il y a ces pays qui l’ont vu grandir. On les appelait les pays du Levant. Aujourd’hui le soleil se lève sur des ruines, les hommes là-bas se déchirent, les murs tombent et le sang coule. La mer charrie les rêves, elle charrie les morts et elle charrie l’espoir.

    Au moins, gardons quelque part en nous les rêves de nos morts, tâchons de ne pas perdre espoir.

    Photo : San Remo, Italie, le 2 mai 2015


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  • messages personnels (ici Radio Londres)

    Athalie est restée en extase. Nous disons deux fois : Athalie est restée en extase.
    Clarisse a les yeux bleus. Nous disons, Clarisse a les yeux bleus.
    Demain, la mélasse deviendra du cognac.
    L’appel de Londres sera disponible en numérique le 29 mai. Le 15 mai pour les abonnés publie.net. Nous disons, l’Appel de Londres sera disponible en numérique le 29 mai.
    Elle est rasoir, Jeannie. Nous disons deux fois.
    La version papier arrive fin juin.
    Baissez donc les paupières.