Auteur : Philippe Castelneau

  • Un nouvel objectif

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    Un nouvel objectif : publier moins, écrire plus. Écrire plus long, peut-être, et laisser les textes reposer. Deux mois, et à la relecture, les scories sautent aux yeux. Deux mois encore, et c’est une réécriture rageuse : ratures, déplacements, pages arrachées. Donner du temps au temps, quand on a l’impression soi-même d’en avoir si peu, n’est pas la moindre des gageures. Mais ce temps-là est précieux, on le découvre en avançant. Et puis, et puis, ne pas faire lire avant la complétion, même à celle qui est proche : conseil fort avisé glané chez Stephen King.

    Un nouvel objectif : se tenir éloigné du monde, pour se retrouver soi. Publier moins, aussi, sur les réseaux sociaux : sollicitations insensées, le pro se mêle trop au privé pour que ça ne nécessite pas de se protéger un peu.

    Un nouvel objectif : Un Carl Zeiss Planar T* 1.4 50 mm, acheté une poignée de figues dans un vide-grenier, le Carl Zeiss avec quelques autres optiques, montées sur un appareil Yashica FR, vendus en lot tout ça, qui appartenait au grand-père dit le vendeur, remisés dans un coin depuis quarante ans. Fixé sur mon SONY, c’est une merveille, parce que cela oblige à recourir aux réglages manuels, et c’est un jeu nouveau, la mise en pratique de théories patiemment apprises qui reviennent tout à coup.

    Un nouvel objectif, voilà : se faire plaisir. Écrire, photographier, avancer à tâtons, mais avancer pour soi.


    Photo : l’un de mes chats, victime plus ou moins consentante de mes nouvelles expériences photographiques

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  • La nuit mosaïque

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    Photo : un soir, devant le restaurant « la Boissonnerie » — 69, rue de Seine, Paris, septembre 2016.

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  • Arrière-boutique

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    Photo : un soir à Paris, septembre 2016.

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  • Intérieur / extérieur

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    La nuit, la rue s’invite avec ses fantômes dans la librairie.


    Photo : La vitrine de la librairie Taschen, rue de Buci, à Paris, un soir de septembre 2016.

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