Pampa, tout juste sorti de l’école de police, est muté dans un petit village tranquille loin de Buenos Aires. Avec son collègue Parra, ils occupent leurs journées à attendre que le temps passe en buvant du maté. Quand on leur signale des braconniers près du lac, Pampa y voit l’occasion de rompre la monotonie des jours. Il ne trouvera pas de braconniers, mais le corps d’une jeune fille assassinée, pendue à un arbre. Plutôt que d’alerter son collègue, il décide d’attendre le retour du tueur, alors que s’annonce une tempête de neige… Roman noir hypnotique et onirique porté par une belle écriture, Je suis l’hiver distille savamment une angoisse sourde et obsédante. Chaque personnage n’est jamais ce qu’il semble être, et c’est la nature et les éléments, omniprésents, qui semblent ici dicter leurs conduites aux hommes.
“Je suis l’hiver” de Ricardo Romero (éditions Asphalte), 203 pages, 21 €.
![]()
Cet article a paru dans le Midi Libre daté du dimanche 5 juillet 2020.

Coney Island, l’été, dans un futur proche. Depuis plusieurs jours, l’électricité est coupée. Plus d’avions dans le ciel ni de voitures dans les rues. On ne sait pas pourquoi. Comme un air d’après la fin du monde. Le narrateur, handicapé, est coincé dans son appartement du 21e étage : les ascenseurs sont en panne. Il a fait fortune en Suisse, a tout quitté pour venir ici, à la recherche de lointains cousins. Bijou, une jeune femme qui habite le même immeuble et s’occupe de lui, voit dans les évènements une chance, un renouveau. Qui est-elle ? Leur rencontre est-elle aussi fortuite qu’il voudrait lui faire croire ?