Catégorie : photographie

  • Dimanche soir

    Dimanche soir

    Dimanche en fin de journée, j’avais encore mon appareil en main. Ici, l’arrêt de tram et les alentours depuis l’intérieur de la Cité des Arts, toujours à Montpellier.

  • Dimanche matin

    Dimanche matin

    Sunday morning brings the dawn in
    It’s just a restless feeling by my side
    Early dawning, Sunday morning
    It’s just the wasted years so close behind (Lou Reed)

    Dimanche matin. Non pas à l’aube, mais assez tôt tout de même. Des opportunités de photos loupées la veille, l’appareil pas à portée et les mains déjà prises. Alors cette fois, en route pour l’auditorium du musée Fabre, une lecture organisée par Occitanie Livres & Lectures et Autours des auteurs, j’avais l’œil aux aguets et le doigt sur le déclencheur.

    En chemin, pour ne pas laisser place au trac, je me concentrais tout entier sur la photo, dont les deux ci-dessus. L’air était doux, préfigurant une journée qui le serait tout autant.

    Nous étions 6 à lire des extraits de nos livres, accompagnés au handpan par Laurent Sastre. Allez, hop, quand c’est son tour, on se lance, porté par la musique. Laurent était parfait, j’étais au mieux que je pouvais espérer l’être. Pas si mal, en définitive : tout au long de la journée, sur le salon de la Comédie du Livre, j’ai croisé des personnes qui étaient présentes à la lecture le matin, qui m’ont fait des retours bienveillants.

    Dimanche prochain, si vous êtes par là, je serai tout la journée en dédicace au salon du livre et des arts de Claret, dans l’Hérault. 

    Et dimanche 2 juin, au salon du livre «Boutonnet-cité des arts», de 10 h à 18 h, sur le parvis de la Cité des Arts à Montpellier.

  • From Nice to Manhattan

    From Nice to Manhattan

    Après San Remo, nous sommes passés par Nice. Très belle rétrospective consacrée au méconnu et pourtant incroyable Henri Dauman au musée de la photographie : The Manhattan Darkroom. Évidemment, j’ai fait quelques photos, autour et dans le musée.

  • Je me repose dans la grâce du monde

    Je me repose dans la grâce du monde

    Photos : (c) Philippe Castelneau 2024

    When despair for the world grows in me
    and I wake in the night at the least sound
    in fear of what my life and my children’s lives may be,
    I go and lie down where the wood drake
    rests in his beauty on the water, and the great heron feeds.
    I come into the peace of wild things
    who do not tax their lives with forethought
    of grief. I come into the presence of still water.
    And I feel above me the day-blind stars
    waiting with their light. For a time
    I rest in the grace of the world, and am free.*

    Wendell Berry
    from The Peace of Wild Things And Other Poems (Penguin, 2018)

    Copyright (c) 2012 by Wendell Berry

    On dit toujours qu’en photographie, on peut trouver l’inspiration en bas de chez soi. J’ai pris mon appareil hier en fin d’après-midi, et je suis parti en balade dans la campagne. Des oiseaux ont eu pitié de moi et se sont lancés dans un ballet aérien pour mon plus grand plaisir. Après avoir médité ce matin, je suis tombé sur ce poème de Wendell Berry, qui m’a semblé correspondre aux sentiments ressentis en observant ces oiseaux. 

    J’ai pensé immédiatement à un traitement monochrome pour ces photos.

    Avec le numérique, on peut choisir plus tard de passer ses photos en noir et blanc. Mais je crois qu’il faut décider de ça au moment de la prise de vue, et non a posteriori. D’une certaine façon, ça change, je crois, la manière dont on prend la photo. Vous en pensez quoi ?


    * Quand l’angoisse pour le monde grandit en moi
    et que je me réveille en pleine nuit au moindre bruit
    effrayé de ce que ma vie et la vie de mes enfants pourraient devenir,
    je vais m’étendre là où le canard carolin
    se repose en sa beauté sur l’eau et où le grand héron se nourrit.
    J’entre dans la paix des créatures sauvages
    qui n’imposent pas à leurs vies l’anticipation
    du malheur. J’entre dans la présence de l’eau calme.
    Et je sens au-dessus de moi les astres aveugles au jour
    attendant d’émettre leur lumière. Un moment
    je m’abandonne à la grâce du monde, et je suis libre.

    (traduction Christine Raguet)