Catégorie : photographie

  • La mélancolie

    Paris, novembre 2019

    La mélancolie : un ciel lourd, un orage qui laisse voir des lambeaux d’azur.

  • S’enfoncer dans la brume

    Jeudi 24 octobre, 8h, près de Montpellier
  • Casser la routine

    Comment, avec quelques accessoires à portée de mains, une bouteille d’eau, un miroir de poche ou des clés, on peut brouiller les pistes et rendre une photo originale et intrigante.
    Christopher Anderson travaille ici avec un des derniers iPhone (il s’agit d’une vidéo promotionnelle pour Apple), mais les conseils qu’il prodigue peuvent s’appliquer, quel que soit l’appareil que vous avez entre vos mains.

    Ce qui compte, ça n’est pas l’appareil, mais c’est votre perception, votre sensibilité : le regard que vous portez sur les choses.

  • Basic human emotions (regarder Rothko)

    I’m interested only in expressing basic human emotions — tragedy, ecstasy, doom, and so on — and the fact that lots of people break down and cry when confronted with my pictures shows that I communicate those basic human emotions… The people who weep before my pictures are having the same religious experience I had when I painted them. And if you, as you say, are moved only by their color relationships, then you miss the point! »

    La seule chose qui m’intéresse, c’est exprimer des émotions humaines fondamentales – la tragédie, l’extase, la fatalité, etc. – et le fait que beaucoup de gens s’effondrent et pleurent devant mes tableaux prouve que je sais communiquer ces émotions humaines fondamentales … Les personnes qui pleurent devant mes tableaux font la même expérience mystique que moi au moment de les peindre. Et si, comme vous le dites, vous n’êtes émus que par les relations de couleurs dans mes peintures, alors c’est que vous êtes passé à côté de l’essentiel ! »

     

    Lundi 6 août 2018, 6h33, Santa Monica
    (…) nous voilà enfin à Los Angeles. Dix heures passées serrés dans un siège, et on réalise que les années passent et nos corps vieillissent. Le temps de franchir les douanes, de récupérer nos valises, la voiture de location, et nous sommes à notre hôtel à 22h, heure locale, hier soir. Nous sortons presque aussitôt, et nous voilà bientôt les pieds dans l’eau sur la plage de Palisades Park.

    Mardi 7 août, 8h30
    Ballade hier downtown. Parti vers 9h30 en empruntant la ligne Expo/Metro. Nous traversons le fashion district, passant devant des boutiques qui raviraient les sapeurs (*). Des trucs sympas, élégants, excentriques et kitchs. On s’arrête et je discute un moment avec un vendeur, de tout et de rien. Puis Broadway sous une chaleur accablante, jusqu’au MoCA. Expo Brassaï / Goldin / Arbus : plutôt intéressant de regrouper ces trois-là ainsi. Je ne suis pas un grand fan de Nan Goldin, et pourtant, je suis scotché par la beauté de certains clichés. Et puis, ce sont les années 80 qui défilent devant son objectif, avec Jarmush, Haring et Warhol en invités surprises.
    Le reste du musée est tout aussi intéressant, l’occasion de faire quelques photos, notamment dans la salle des Rothko, où le conservateur, son assistant et un photographe documentaient les toiles.
    Mise en abime. Photographier le photographe qui fixe sur pellicule la toile peinte par Rothko. Basic human emotions : émotions humaines fondamentales. Expérience mystique. Communion. Tous ensemble absorbés par la majesté de l’oeuvre. Parce qu’il est profondément humain, l’art, à cet instant, est tout ce qui compte.


    (*) les sapeurs : membres de la SAPE, la société des ambianceurs et des personnes élégantes.

    Photo : au Museum of Contemporary Art, Los Angeles, Californie — lundi 6 août 2018
    Citation : Mark Rothko, propos recueillis par Selden Rodman pour son livre Conversations with artists
    Tableau de Mark Rothko, No.61 ( Rust and Blue ) [ Brown Blue, Brown on Blue ], 1953. 294 x 232.4 cm © Kate Rothko Prizel and Christopher Rothko/DACS 2019