Carnet de notes & pensées aléatoires

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  • Chaque jour qui passe

    Chaque jour qui passe, vous regardez la personne avec qui vous vivez et vous remerciez le ciel de l’avoir mis sur votre route. Chaque jour, cette personne, vous la trouvez plus belle, chaque jour il vous semble l’aimer un peu plus.
    Les jours passent, les mois, les années, et c’est un miracle sans cesse renouvelé, et vous vous prenez parfois à vous dire que peut-être vous ne la méritez pas, cette personne ; qu’elle est trop parfaite et vous pas assez bien. Mais vous chassez aussitôt cette pensée qui vous brise le coeur, jusqu’au jour où c’est elle qui vous le dit, elle qui vous dit que c’est fini. Que c’est fini depuis longtemps même, qu’elle ne savait pas comment vous l’annoncer, qu’elle avait peur de vous faire trop de mal, mais là, aujourd’hui, elle n’en peut plus de faire semblant, elle en crève de ne pas vous désirer et oui, vraiment, maintenant, c’est terminé.
    Elle s’en va. Elle s’en va, et il vous semble que lorsque l’amour s’en va ainsi, il ne vous reste plus alors qu’à vous allonger sur le sol et mourir.

    (fragment d’un texte en cours d’écriture)

  • Souffle #10

    La nuit tombe sur moi, je me laisse emporter par le son d’un violon, la musique sourde du hautbois. Des heures passées à attendre le sommeil, à guetter contre toute attente tes pas dans l’escalier, des heures passées, une vie qui défile, des regrets, les jours perdus à courir, le temps qui passe et toi qui fuit.

    La mélancolie me prend et ne me lâche plus, elle accompagne la douce mélodie que jouent les instruments, elle me serre le coeur et je l’embrasse, je m’abandonne à sa torpeur, je glisse, je tombe, un puits sans fin de sentiments à moitié dits, de peines ravalées, de souffrances et de pleurs.

    La nuit tombe sur moi, et toi, tu n’es pas là.

    Exercice d’écriture improvisée à partir d’un morceau de Maurice Ravel (Pavane pour une Infante défunte – Orchestre Philharmonique de Lille, dir. Jean-Claude Casadesus (P) Harmonia Mundi 1980)

  • Souffle #9

    orage_fh

    Je m’abîme dans l’abîme du vide
    Je chante les gloires perdues
    Des dieux auxquels j’ai cru
    Je chante les travers des horizons bleus
    Les sanglots des prairies endormies

    Image : peinture à l’huile de France Hinnekens.