Carnet de notes & pensées aléatoires

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  • Croire que la liberté existe

    Un coquelicot samedi devant la maison… Trois avant-hier, cinq aujourd’hui… Petites merveilles de la nature.

    J’ai ressorti un vieux buvard de mes carnets d’il y a 30 ans, quand j’écrivais au stylo plume. Il porte en creux l’écho de mes textes d’alors. Il me servira désormais pour éponger mes poèmes noirs, mes blackout poems (je cherche un nom en français, mais je ne trouve rien de satisfaisant. Certains disent Poésie effacée, Poésie caviardée, Poésie par soustraction… Si vous avez des suggestions, n’hésitez pas !)

    J’ai marché 9 km lundi. 4,5 km seulement hier et aujourd’hui. Et je n’ai rien écrit depuis deux jours (ce n’est pas vrai, d’ailleurs : des haïkus, mon journal, ces petits blackout poems…). Trop fatigué, peut-être. Envie de me prélasser au soleil, comme mes chats, et de lire des heures…

  • Il aimait par-dessus tout les bibliothèques…

    Il aimait par-dessus tout les bibliothèques…

    Je suis resté ce que j’étais, enfant. Je n’ai pas une minute libre qui ne me serve à chercher des livres, à les lire. Je lis tous les journaux tous les jours. C’est devenu un métier, il est vrai, une part de mon métier. Si je n’avais pas tant lu, je n’aurais pas tant écrit.

    (Aragon — J’abats mon jeu)

    Gallimard vient de sortir dans la collection La Pléiade les essais littéraires d’Aragon. Du Traité du style à Je n’ai jamais appris à écrire ou les incipits, tout y est. 80 euros, certes, mais le rapport qualité/prix est imbattable ! (et plus de 2000 pages, tout de même…).



    Hasard objectif ? Mon blackout poem d’aujourd’hui évoque un écrivain et ses bibliothèques.


  • Extase « olo »-graphique

    La couleur « olo » ne se trouve pas sur un nuancier Pantone. Elle ne peut être expérimentée que dans une petite pièce de 3 mètres sur 4, située en Californie du Nord. Cet espace exigu, dans un laboratoire du campus de l’UC Berkeley, abrite une installation de lentilles et autres dispositifs fixés sur une table. Pour voir « olo », il faut s’approcher au plus près de la table, mordre dans un dispositif afin de bloquer sa mâchoire, et garder la tête aussi immobile que possible. Un laser sera alors dirigé vers l’un de vos yeux, ciblant plus d’un millier de cellules cônes de votre rétine. (Les scientifiques auront préalablement cartographié leur emplacement.) Les lasers stimuleront votre vision des couleurs d’une manière sans équivalent dans le monde naturel : sur un fond gris, un petit carré de couleur exotique apparaîtra, légèrement décentré par rapport au point focal de votre vision. Il pourra légèrement scintiller, selon ce qui se passe avec l’installation, mais il sera indéniablement . — Ross Andersen : L’Expérience « bouleversante » de voir une nouvelle couleur (The Atlantic)


    Sous mes paupières closes
    Olo, couleur sans mémoire
    Bleu-vert impossible

  • La pluie, suivie de deux poèmes

    La pluie, suivie de deux poèmes

    Un petit coup au carreau, comme si quelque chose l’avait heurté, suivi d’une ample chute légère comme de grains de sable qu’on eût laissé tomber d’une fenêtre au-dessus, puis la chute s’étendant, se réglant, adoptant un rythme, devenant fluide, sonore, musicale, innombrable, universelle : c’était la pluie. (Marcel Proust — Du côté de chez Swann)


    Pleures-tu parfois ?
    Une seule fois, ai-je dit
    Plus jamais depuis

    J’ai posté hier l’infolettre du mois de mai (avec un peu d’avance, donc. Mais celle d’avril était sortie en mars). Si vous ne l’avez pas reçue, vous pouvez la lire ici (vous pouvez aussi vous y abonner pour l’avoir directement dans votre boîte mail).

    Envoyée aussi il y a quelques jours, la 8e lettre consacrée à mes photos, bruit/blanc. Un projet initié fin décembre, et déjà 8 numéros ! Je ne sais pas combien de temps je continuerai, mais pour le moment, je m’y tiens (la 9e est déjà prête, c’est dire !).

    J’ai pris la photo en tête de ce billet en mars 2014. Elle me parle toujours beaucoup.